Des effets à court et long termes : ce que montrent les études

 

Les études toxicologiques et épidémiologiques mettent en évidence le lien direct entre l’exposition aux polluants atmosphériques (principalement les particules fines, l’ozone, les oxydes d’azote) et la santé, tant en termes de mortalité (décès prématurés) qu’en termes d’apparition et d’aggravation de maladies. Les effets à court terme se manifestent, en cas de pics de pollution, dans les jours ou les semaines suivant l’exposition, et se traduisent par une augmentation des hospitalisations pour des pathologies respiratoires et cardiovasculaires.
Ces études montrent également que des effets sur la santé sont observés, quel que soit le niveau de pollution, même très faible.
La pollution de l’air n’a pas seulement un effet immédiat sur les personnes les plus sensibles, mais impacte aussi sur le long terme, la qualité et l’espérance de vie (cancers, maladies chroniques : asthme, maladies cardiaques et respiratoires...) de toute la population.

La mortalité liée à la pollution particulaire toujours aussi importante
Santé publique France a réalisé une évaluation quantitative de l’impact sanitaire (EQIS) de la pollution atmosphérique afin d’en estimer le poids sur la santé. L’étude de Santé publique France apporte une nouvelle estimation nationale du poids de la pollution par les particules fines PM2.52 en lien avec l’activité humaine3. Ces nouvelles données actualisent la dernière estimation publiée en 2000 dans l’étude européenne CAFE4 annonçant plus de 40 000 décès liés à la pollution en France. Estimé à 48 000 décès par an, confirmant le même ordre de grandeur que l’étude européenne.

La pollution de l’air n’affecte pas que les grandes villes
Si les effets de cette pollution sont plus importants dans les grandes villes, les villes moyennes et petites ainsi que les milieux ruraux sont aussi concernées :

dans les zones urbaines de plus de 100 000 habitants les résultats montrent, en moyenne, une perte de 15 mois d'espérance de vie à 30 ans du fait des PM2.5 ;
dans les zones entre 2000 et 100 000 habitants, la perte d’espérance de vie est de 10 mois en moyenne ;
dans les zones rurales, ce sont en moyenne 9 mois d'espérance vie qui sont estimés perdus.

Les bénéfices sanitaires de la réduction de la pollution

 

Des gains en santé avérés si la qualité de l’air était améliorée
Les travaux de Santé publique France mettent en exergue des bénéfices sanitaires potentiels importants associés à une amélioration de la qualité de l’air. Les résultats montrent que les scénarios les plus ambitieux de baisse des niveaux de pollution conduisent à des bénéfices importants pour la santé. Par exemple, si l’ensemble des communes réussissait à atteindre les niveaux de PM2.5 observés dans les 5 % des communes les moins polluées de la même classe d’urbanisation, 34 000 décès pourraient être évités chaque année (gain moyen de 9 mois d’espérance de vie).

Pour retrouver l’article complet : http://www.santepubliquefrance.fr/Accueil-Presse/Tous-les-communiques/Impacts-sanitaires-de-la-pollution-de-l-air-en-France-nouvelles-donnees-et-perspectives