L’air est une des composantes environnementales par lesquelles nous entrons en contact avec des polluants. Cette exposition vient s’ajouter à celles que nous subissons via d’autres voies (alimentation...). Nous respirons chaque jour 15 000 litres d’air et sommes ainsi exposés aux polluants qu’il contient dans tous nos milieux de vie (domicile, travail, déplacements...). Ces polluants peuvent avoir des effets néfastes sur l’appareil respiratoire, mais aussi sur les systèmes cardio-vasculaire et hormonal (cas des perturbateurs endocriniens). Les réponses sont variables entre les personnes, en fonction de leur sensibilité physiologique et de leur patrimoine génétique. La répétition des réactions inflammatoires provoquées par la pollution quotidienne peut entraîner des problèmes bronchiques chroniques, des accidents cardiaques et la survenue de cancers.

Même si la toxicité des polluants est connue pour chacun d’entre eux séparément, il est difficile d’évaluer le risque lié au cocktail de polluants qui nous entourent. Ainsi, il ne suffit pas de cumuler les effets provoqués par chaque composé, car la toxicité des polluants peut être modifiée, au contact des autres composés. Les situations de multi-expositions (tabagisme, exposition professionnelle : pollution automobile, solvants...) exacerbent les effets de la pollution atmosphérique et devraient donc être évitées.

Bien qu’individuellement le risque de développer une pathologie chronique en lien avec la pollution de l’air soit faible pour chacun d’entre nous, l’exposition de l’ensemble de la population à la pollution atmosphérique conduit à un impact sanitaire collectif important, qui conduit à placer la lutte contre la pollution atmosphérique, comme un élément de la politique de santé publique.