J’HABITE À LA CAMPAGNE, L’AIR Y EST PUR

FAUX

Les polluants atmosphériques se déplacent sur de longues distances, aussi bien à la ville qu’à la campagne. La pollution de l’air est causée par les sources naturelles (pollens, méthane, ...) mais le plus souvent, par des activités humaines. A la campagne aussi, différentes activités peuvent émettre des polluants dans l’air. A titre d’exemple, 15,5 % des émissions de particules fines PM10 sont rejetées dans l’air par l’agriculture et la sylviculture dans la région. Brûler ses déchets verts, pratique parfois observée en milieu rural, est également très polluante. De plus, la pollution émise en ville ou en zone industrielle peut se déplacer vers les campagnes, selon la direction du vent, entraînant des concentrations de polluants parfois plus élevées à la campagne qu’en ville.

J’HABITE À LA MER, L’AIR Y EST PUR

PAS TOUJOURS

Les activités portuaires sont souvent émettrices de polluants dans l’air. D’autre part, sur les littoraux, les phénomènes de brise de mer et de terre peuvent influencer la qualité de l’air en piégeant les polluants. En effet, au printemps ou en été, la brise de mer ramène, en journée, les polluants sur les côtes. La nuit, ce cycle s’inverse.

LA POLLUTION DE L’AIR EST DUE AUX INDUSTRIES ET AUX VOITURES

PAS SEULEMENT

Bien qu’ayant une part importante dans les émissions de polluants atmosphériques, l’industrie et les transports routiers ne sont pas les seuls responsables de la pollution de l’air. Le chauffage, l’agriculture, les autres transports, les activités domestiques... sont eux aussi à l’origine des polluants.
Par exemple, près de 35 % des émissions de particules PM10 sont dues principalement aux chauffages individuels et collectifs.

LA POLLUTION DE L’AIR AUGMENTE

VRAI ET FAUX

Au regard de la surveillance de la qualité de l’air, menée depuis plusieurs années, les concentrations de polluants varient différemment. Pour certains d’entre eux, les concentrations dans l’air ont tendance à diminuer alors que pour d’autres polluants, les quantités dans l’air sont stables (cf. « Evolution de la qualité de l’air »).
Alors que dans les années 70, cette pollution était plutôt marquée par le dioxyde de soufre, elle se caractérise aujourd’hui par des niveaux élevés de dioxyde d’azote et de particules.

LA POLLUTION N’EST GRAVE QU’EN CAS DE PICS DE POLLUTION

FAUX

Une exposition à long terme, à des doses moins importantes, est parfois plus préjudiciable pour la santé qu’une exposition à des concentrations plus élevées, lors des épisodes de pollution.

A L’INTÉRIEUR, JE SUIS PLUS PROTÉGÉ DE LA POLLUTION

FAUX

Nous passons près de 80 % de notre temps à l’intérieur (habitat, voiture, bureau, école...), où l’air est souvent plus pollué qu’à l’extérieur. Outre les polluants de l’air extérieur qui pénètrent dans l’habitat, le tabac, les activités de combustion, les produits d’entretien et de bricolage, les peintures, les matériaux de construction, le mobilier… peuvent rejeter des polluants dans l’air et impacter notre santé (allergies, maux de tête, irritations des voies respiratoires, intoxications…).

QUELQUES GESTES SIMPLES PEUVENT NOUS AIDER À PRÉSERVER LA QUALITÉ DE L’AIR INTÉRIEUR, PAR EXEMPLE :
- l’aération quotidienne au moins 10 minutes par jour
- le maintien d’une température de 19°C et d’une humidité entre 40 à 60 %
- la vérification régulière de l’état des bouches de ventilation et l’entretien annuel des appareils à combustion (chaudière ...)
- l’utilisation raisonnée des produits ménagers
- le choix de produits et matériaux moins émissifs (grâce aux étiquetages et labels)